Confessions d’une accro au travail (qui se soigne !)

Si j’étais une femme dans une série TV je serai sans aucun doute Lynette Scavo dans Desperate Housewives ou encore Lauren dans le film afro-américain Think Like A Man parce que ma carrière a toujours été plus importante même si je laisse la place à l’amour mais pas encore aux enfants. Parce que je ne me sens absolument pas inaccomplie sans enfant et que même si un jour je succombe, je ne pense pas écrire que ce sera le plus grand rôle de ma vie.

Oui, je suis horrible, je respecte comme toujours le point de vue des autres mais j’estime que nous vivons des évènements tout aussi intenses qu’être mère. Je ne fais pas partie de ces femmes qui ont cette envie de donner la vie presque de manière innée et enfin je ne serai pas celle qui pourrait prendre un congé parental pour voir mes enfants grandir. Cela ne fait pas de moi un être cruel et sans cœur : j’agis toujours en fonction de mes limites et de mes moyens.

J’ai été émue quand j’ai eu mes diplômes et surtout quand j’ai eu enfin mon papier de titularisation le jour-même où cela faisait 9 ans que j’avais quitté mon île natale. Je me suis sentie bien, soulagée d’avoir fait tant de sacrifices qui ont payé. Enfin.

Alors, c’est vrai que je suis difficilement joignable mais je réponds toujours présente quand mes proches me sollicitent même pour un problème très mineur. C’est vrai que je suis toujours pendue à mes boîtes mails du boulot même pendant les vacances. Enfin c’est vrai que je suis toujours volontaire pour commencer tôt et finir tard mais qu’est ce qui me plaît tant dans ce rythme ?

Je suis automne

On est 2015. Les femmes peuvent donc travailler comme elles veulent et occuper des postes à responsabilités normalement sans problème. J’ai des horaires flexibles sauf quand je suis de permanence mais sinon je ne suis pas fliquée. Je peux rattraper mes heures si je suis sortie trop tard sans souci quand j’ai un peu moins de travail. On a le droit d’avoir de l’ambition et d’avoir une vie de famille à côté sans que l’un prenne le dessus sur l’autre obligatoirement. Quand je vois mes collègues qui aménagent leurs horaires tous les ans en fonction de l’emploi du temps de leurs enfants qui ont entre 12 et 17 ans : je ne pourrais pas. Quand ils sont petits à la rigueur mais au lycée il faut être automne non ? Ma mère est une femme indépendante et je n’en ai jamais souffert. Elle a toujours travaillé mais elle a été toujours présente aux réunions, aux fêtes de fin d’années ou encore à la remise de mes diplômes. Elle a su pour moi trouver le juste milieu tout en s’épanouissant.

Je suis utile

Mon métier je l’ai choisi. Aujourd’hui je peux dire que je suis vraiment faite pour ce domaine. C’est toujours très compliqué d’expliquer ce que je fais au quotidien mais cela me convient. Ce que je dis va aider ou non un étudiant mais il va avoir un effet. Je fais mon travail avec sérieux et quand je n’ai pas la réponse : je cherche avec eux pour avoir la meilleure information possible. C’est ma manière de fonctionner : je ne lâche pas tant qu’on n’a pas trouvé LA réponse. Je suis quelqu’un qui a besoin de voir des résultats, de voir la satisfaction des personnes de manière presque instantanée. Dans ma vie personnelle c’est pareil je suis assez expressive et généreuse envers mon entourage. J’essaie aussi d’être présente comme je peux ou je m’excuse de mon absence quand des choses se chamboulent côté pro… Il est important de reconnaître quand on n’a pas su voir les priorités.

Je suis moi-même

Comme je l’ai écrit plus haut et d’ailleurs j’ai prévu un article entier consacré à la maternité, je n’aurai pas pu faire un enfant jeune pour le voir grandir. J’étais à mille lieux d’une grossesse à 20 ans et je ne le regrette pas. Pour moi, c’est un choix de donner la vie et je ne l’ai pas encore choisi : j’ai préféré me construire avant toute chose. Surtout ma vie professionnelle. J’ai beau avoir lu que c’était inutile d’attendre un CDI, d’avoir une maison pour avoir un enfant mais cela ne m’a jamais convaincu. Jamais. Je ne me suis jamais vu porter la vie sans stabilité professionnelle, me lancer dans cette aventure sans savoir si je pourrais subvenir à ses besoins ou pas.

Dans tous les cas, je suis celle que j’ai toujours voulu être. Certes ce n’est pas facile au quotidien de mener de front sa carrière et sa vie de famille mais je n’imagine pas ma vie autrement. La pression sociale n’est pas facile à vivre car les gens pensent toujours qu’il me manque quelque chose. Je ne me retrouve pas seule devant un (faux) verre de vin rouge comme Olivia Pope le soir en rentrant ! Non, j’ai beaucoup d’activités, j’ai un blog, j’organise mon mariage ou j’embête ma mère. Je ne culpabilise pas de rentrer tard ou de jongler sans cesse : les gens qui me connaissent savant que je finis toujours par donner signe de vie. J’ai toujours été ainsi et je ne changerai pas : je m’adapterai plutôt en fonction de ce qui m’arrivera plus tard. 

Plutôt centrée sur ta carrière ou sur la création d’une famille ? Ou Maries-tu les deux avec succès ? 

A propos de Sandra

Bientôt trentenaire mais toujours fan de maquillage, coiffure, thriller psychologique et de pâtisserie ! J'écris souvent sur le thème des relations, de l'amour ou de la famille pour partager mes expériences et surtout rassurer les lectrices : OUI on peut finir par trouver le bonheur :)

2 commentaires sur “Confessions d’une accro au travail (qui se soigne !)

  1. Blappyblog

    Hello Sandra je viens de découvrir ton blog qui est super intéressant ! Moi aussi je suis une petite accro….
    J’espère te lire bientôt 🙂
    Blappy

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    1. Sandra

      Coucou !

      Merci beaucoup pour ton petit mot ça me fait plaisir 🙂 A bientôt Bises

      Répondre

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