[TÉMOIGNAGE] Et un jour, j’ai arrêté Facebook, Instagram, Twitter et… mon blog !

arrêt des réseaux sociaux

J’écris depuis toujours. C’est ma manière de m’exprimer. Quand je vais mal, quand je vais bien, quand je suis heureuse : j’écris. J’ai même écrit deux « pseudos » livres que je n’ai jamais vraiment fait lire à quelqu’un car pour moi être publiée relève du délire total. C’était un rêve un peu fou, que j’ai abandonné au fil du temps.


Depuis petite, je le disais à ma mère qu’un jour j’écrirai des romans, des poèmes et des revendications.

Et puis un jour, j’ai découvert les réseaux sociaux vers l’âge de 21 ans (oui je suis toujours vieille). Je pouvais écrire ce que je voulais, quelques petites phrases, de longs textes pour dire ma révolte (le plus souvent) ou crier mon amour. Je pouvais aussi poster une photo de ma joie, ma tristesse ou encore de mon dernier rouge à lèvres.

D’années en années, j’ai tissé des liens avec des personnes que je n’aurai jamais connues autrement et qui font partie intégralement de ma vie d’ailleurs.

Mais à cause des réseaux sociaux et de mon addiction surtout, j’ai perdu le goût de la réalité. J’ai perdu la saveur de la vraie vie. Quand on s’inspire trop de la vie des gens on peut avoir cet affreux sentiment de vouloir toujours plus. De se dire que l’on veut quelque chose d’aussi beau que la photo avec des millions de likes…

Je faisais les choses pour les partager et non plus parce que j’en avais envie. C’était systématique et au fur et à mesure j’avais l’impression que chaque « j’aime » c’était quelqu’un qui volait un peu de ce moment intime à moi mais que je lui donnais aussi sur un plateau d’argent. Un peu de ce bonheur à moi. Comme mon mariage qui arrive bientôt, comme mon histoire d’amour, ma famille. Je me posais l’éternelle question : comment des gens qui ne me connaissent pas peuvent-ils aimer ma bague de fiançailles ? Comment peuvent-ils être heureux pour moi alors que nous ne partageons rien ?

C’est peut-être de la paranoïa mais avec l’âge, avec l’expérience, j’ai souhaité prendre de la distance et c’est ma résolution de 2016 et je vous explique pourquoi.

Parce que je ne voulais pas devenir une acheteuse compulsive

J’aime le monde de la beauté, de la mode etc. Je ne suis pas une fille qui se maquille énormément mais j’aime toujours être bien apprêtée, dans mon métier l’apparence tient une place importante. Je prends assez soin de moi et c’est quelque chose qui ne changera jamais quoiqu’il arrive dans mon existence. Mais, quand on tient un blog beauté principalement, on se doit d’avoir de quoi parler avec ses lecteurs. Parfois, il m’arrivait de n’avoir envie de rien du tout, niveau beauté alors j’avais peur de tomber dans le système d’acheter pour acheter.

J’avais peur de ne plus acheter pour moi mais plutôt pour mes lecteurs, faire des tests pour eux, voir les dernières tendances qui ne sont pas à mon goût mais qui peuvent plaire quand même.

C’était ma hantise : de rentrer dans une consommation excessive de produits alors que je n’ai besoin de rien.

J’ai ce qu’il me faut. Non, ce n’est pas parce que je n’ai pas la Semi-Sweet Chocolate Bar que je vais mourir (quoique !). J’ai donc ré appris à acheter ce qu’il me fallait : on peut vivre sans une palette Naked, non ? (je ne suis pas le bon exemple : j’ai les 4 mais c’est ma marque favorite donc j’ai une excuse valable !)

Parce que je ne suis pas qu’une blogueuse beauté

J’ai fait une overdose. Une véritable overdose. Je ne critique pas du tout les personnes qui sont derrière ces articles, car cela nécessite un travail colossal entre les photos, les retouches, l’écriture etc. Mais, j’étais fatiguée de voir la même chose partout. Tout le monde fait des favoris du mois, de la semaine, de l’année même. Quand une palette sort : on voit des milliers de revues, de swatchs et pour moi on perd un peu l’effet de surprise. Certes, c’est toujours bon d’avoir des avis mais moi quand je veux quelque chose même si j’ai lu que c’était moche : je vais me le prendre !!

J’avais envie de voir des choses différentes, que la beauté soit aborder différemment selon la personnalité de la blogueuse qui l’écrit. Parfois, j’ai eu l’impression que c’était fait comme un automatisme : c’est la fin du mois alors c’est l’heure du bilan.

Je ne voulais pas de cela pour mon blog. L’écriture c’est sacré pour moi alors j’ai arrêté car ce n’est pas le monde que j’attendais. Je croyais que l’on se livrait profondément, que l’on donnait un peu de soi dans le monde de la blogosphère mais je me suis tout simplement trompée.

Je croyais que le style d’écriture serait « reconnaissable » mais quand tout le monde décrit quelque chose d’identique difficile de savoir ce qui fait la différence.

Je ne suis définitivement pas une blogueuse beauté. C’est clair et net.

Parce que je voulais que mes plus beaux instants m’appartiennent

C’était devenu une évidence : à chaque fois qu’il m’arrivait un truc je devais le partager sur Instagram ou Facebook. C’était un réel besoin. Et à partir du moment où la photo part : l’évènement ne nous appartient plus. C’est foutu.

J’ai donc décidé en cette année, en plus celle de mon mariage, de ne plus rien poster. C’est radical mais je me suis rendue compte que cela va être mon jour à moi. Et je voulais le vivre égoïstement. Mon futur mari, m’a d’ailleurs dit une chose qui m’a marqué et qui a encouragé mon retrait sur les réseaux sociaux, il m’a dit : « pour toi ce que tu écris, ce que tu postes c’est important, c’est profond mais peut-être que pour ceux qui te lisent c’est rien du tout, il y a sans doute des gens qui s’en foutent ».

Alors j’ai réfléchi. Je me suis dit que ce n’était pas qu’une photo et je ne veux pas partager des choses avec des gens qui ne ressentent pas la même émotion. Je trouve très bizarre d’apprendre des nouvelles parfois importantes via les réseaux sociaux et non directement au téléphone ou via un petit sms. Moi cela me sidère complètement quand je vois que c’est plus important de dire à nos followers ce qui nous arrive plutôt qu’à ses proches. Je suis parfois triste de devoir actualiser mon fil d’actualité pour apprendre qu’une amie est enceinte (ou a déjà accouché et attend un deuxième !).

Enfin, il y a cette idée de devoir tout dire parce que justement on dit tout « à sa communauté » mais ce n’est pas notre famille, nos amis etc. La limite était floue pour moi et j’ai voulu reprendre la maîtrise de mes informations, de mon existence et surtout de ce que je disais aux autres.

Parce que les plus belles amitiés se poursuivent au-delà des réseaux sociaux

C’est sûr que je perds la notion de « partage » et « d’échange » en me retirant mais les vraies amitiés peuvent résister ! Comme je l’ai dit plus haut, j’ai fait des vraies rencontres en quasiment une année et j’arrive à garder un lien avec certaines. Il y a pleins de moyens autre que Facebook Messenger pour donner des nouvelles. Étant très attachée aux lettres, cartes etc. je fais beaucoup de longs courriers, des mails interminables enfin je ne suis pas trop sms rapide !

J’ai des amies avec lesquelles je ne discute pas quotidiennement mais qui pensent souvent à moi et vice-versa. Elles n’oublient pas mon anniversaire, Noël ou encore le Nouvel An. Quand on se parle, en un rien de temps nous faisons un résumé de nos vies et aucune d’entre elle n’a Instagram ou Twitter !

Aussi, si c’est toujours moi qui demande des nouvelles, qui raconte ma trépidante vie : je ne poursuis pas la relation. J’estime que c’est une discussion et si la personne n’a pas assez confiance en moi pour me confier ses émotions, ses sentiments ou même sa situation : tant pis. Je n’oblige personne à me fréquenter et encore moins à me supporter ! Avec les réseaux sociaux, il y a de plus en plus de méfiance, d’inquiétude vis-à-vis des autres et c’est bien dommage car je trouve étrange les gens qui se disent timides dans la vie mais à travers Instagram ou autre peuvent tout dévoiler.

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Parce que ce n’était plus moi…

C’est vrai que je suis un peu égocentrique sur les bords mais les selfies ça commençait à me lasser. Cela me fatiguait de faire des poses, de choisir mes photos : il n’y avait plus rien d’instantané. Dans la vraie vie, je suis un peu fofolle, le weekend et pendant les vacances je sors sans maquillage le plus souvent, le dimanche je suis toujours sur mon canapé tranquillement alors je n’avais pas envie de faire de mise en scène.

Je ne voulais plus « préparer » un décor pour mes photos, attendre une belle lumière ou encore me maquiller exprès pour un tuto. J’ai dit stop !

Certaines le font très bien mais pas moi. C’est devenu un véritable métier à part entière alors justement il faut avoir des compétences que je n’ai pas.

Le seul lien « virtuel » que j’ai souhaité garder c’est d’écrire ici. Sur ce webzine. Parce que je m’y sens bien avec plusieurs rédactrices qui balaient plusieurs catégories. Parce que j’ai un attachement particulier pour Windy et surtout parce que ça fait du bien aussi d’être soi-même.

Quelle est ta relation vis-à-vis de réseaux sociaux ? Penses-tu parfois à prendre du recul ?

A propos de Sandra

Bientôt trentenaire mais toujours fan de maquillage, coiffure, thriller psychologique et de pâtisserie ! J'écris souvent sur le thème des relations, de l'amour ou de la famille pour partager mes expériences et surtout rassurer les lectrices : OUI on peut finir par trouver le bonheur :)

22 commentaires sur “[TÉMOIGNAGE] Et un jour, j’ai arrêté Facebook, Instagram, Twitter et… mon blog !

    1. Sandra

      Merci beaucoup ça fait plaisir !

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  1. Windy

    Ah l’écriture… On n’a pas toutes le même rapport ! Quand je ressens des émotions fortes, qu’elles soient tristes ou heureuses, tant que je ne les ai pas écrites, elles ne sont pas extériorisées pour moi. Pour des raisons de places, je n’ai jamais eu de journal intime papier, alors pour moi, les blogs ont toujours été un moyen de m’exprimer. J’en ai eu tellement à travers les années… Même aujourd’hui encore, j’en ai un, secret sur lequel je vais m’exprimer. Je n’ai pas spécialement besoin qu’on me lise dessus, j’ai juste besoin moi, de m’exprimer dessus.

    Il y a un truc par contre, c’est que je pense qu’il est plus facile d’être moins timide sur internet que dans la « vraie » vie. Je suis quelqu’un de très introvertie et j’ai ce qu’on appelle une « bitch resting face » soit, mon expression facile au « repos » est vue comme méchante alors qu’en fait… je suis juste, la plupart du temps, perdue dans mes pensées. Donc qu’on étale plus sa vie sur internet, ça me semble logique. Après, j’aime cultiver mon jardin secret alors je ne vais pas non plus tout déballer ahaha. Mais que ce soit dans la vie ou sur Internet, je me force pas à apprécier les gens, à laisser des commentaires ou quoi que ce soit. Je n’y arrive pas, ce n’est définitivement pas dans ma nature.

    J’ai toujours eu comme motto « Pour vivre heureux, vivons cachés » car dès que quelque chose est sorti, comme tu l’as dit, on ne peut plus le rattraper et on laisse d’autre personne un peu s’approprier ces moments de vie au risque même de les gâcher ! Et je suis trop égoïste pour que quelqu’un vienne me retirer des instants de bonheur. Ils sont à moi. Pendant un moment, j’ai fait partie de celles qui partageaient directement tout sur Facebook (pas Twitter ni IG) et puis à un moment, il y a une sur-dose parce que certaines de mes amies ne prennaient même plus la peine de me demander des nouvelles « J’ai vu sur Facebook que… félicitations ! » mais sur FB je ne m’étais 1/ que les moments positifs et 2/ en fait, à force, je n’avais plus rien à raconter à l’autre. Alors ça s’est fait. Je suis revenue sur le droit chemin, quand quelque chose m’arrive, je l’annonce d’abord en aparté à mes amis les plus proches et ensuite le reste du monde peut être mis au courant si j’ai envie et bien après que je me sois appropriée la chose et que j’ai eu le temps de la digérer.

    J’ai été sur internet jeune (10 ans) et je regrette parfois cette époque où ce n’était pas une course à la gloire et chacun se livrait comme il le voulait et on se posait moins de questions par rapport aux intentions des autres. Je me souviens t’avoir découverte au détour d’une photo IG, à cause d’YVes Rocher et de leurs promotions qui ne touchaient pas le fond de teint pour peaux noires il me semble. Et seulement après j’ai découvert ton blog et ton univers, j’ai tout de suite accroché, je ne sais pas pourquoi d’ailleurs, parce que les blog beauté sont ceux que j’affectionne le moins, il devait y avoir un truc caché dans tes phrases 😉

    En bref, je comprends ta décision et un petit retour aux sources ne fait jamais de mal ! Bravo pour cette prise de conscience, ça ne pourra te faire que du bien 🙂

    Et merci pour ton dernier paragraphe, ça m’a toute émue quand je l’ai lu 🙂 J’espère sincèrement que T&C continuera de te satisfaire !

    Fiou ! Ça faisait longtemps que je n’avais pas écrit de commentaire aussi long ici (je ne divague pas autant ici d’habitude lol) !

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    1. Sandra

      Ah Windy,

      J’ai l’impression d’être sur mon blog et de répondre à tes romans !!! Merci tout d’abord de bien vouloir me laisser m’épancher ici, tu me connais je ne mâche pas mes mots (et j’assume) alors un grand merci !

      Chacun peut avoir le rapport qu’il veut avec l’écriture, du moment que ce soit vrai et sincère cela ne me dérange pas du tout ! Je suis d’accord qu’il est plus facile de vaincre sa timidité derrière un écran mais une fois que tu apprécies une personne via internet il ne doit plus avoir à mon sens de barrière dans la vraie vie. Pour moi c’est ainsi que je vois les choses, je ne pense être si différente dans mon quotidien c’est même l’inverse j’ai plus de retenue derrière mon écran !

      C’est vrai que nous nous sommes connues grâce à Yves Rocher et j’ai également tout de suite accroché, sans jugement juste parce que je ne sais pas il y a eu un petit truc comme on dit et c’est avec un grand plaisir que je te compte à présent parmi mes amies 🙂

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  2. Camille

    Parfois on se laisse emporter par internet et les réseaux sociaux sans s’en rendre compte. Ton article est très bien écrit et il m’a fait réfléchir , vraiment bravo.

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    1. Sandra

      Merci beaucoup, c’est très gentil à toi, je voulais effectivement que les gens prennent conscience un peu de cette addiction !

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  3. Mademoisellevi

    J’ai adoré lire ton article car souvent ce sont des questions que je me pose
    Je trouve ça triste l’importance que les RS ont pour nous
    Et notamment pour certains
    Une fois j’ai été au resto avec une copine
    Elle a pas lâché son téléphone une minute
    Chaque instant était pris en photo, je me demandais ce qu’elle pourrait en faire
    Puisqu’en plus il ne se passait rien de spécial a part les verres de vin qui défilaient sur la table ahah
    Et puis en rentrant j’ai vu qu’elle avait mis tout sur snapchat, même le nom du resto qui était écrit sur la serviette
    Et dès que je parlais j’étais coupée par la sonnerie ou la lumière du téléphone
    Et elle a passé son temps à répondre et à me dire : « attends je réponds »
    Du coup j’ai arrêté de raconter ma vie
    CA M’A GONFLE (bon voilà j’ai raconté ma vie ahah)
    Donc oui parfois c’est dans l’excès, il faut les utiliser à bon escient !!!

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    1. Sandra

      Merci beaucoup !
      L’exemple est parfait, j’étais comme ça avant, chaque instant devait être immortalisé au détriment de mes proches. J’ai pris conscience comme tu dis que ce n’était qu’un verre de vin et qu’accessoirement cela ne sert à rien de le photographier !
      Et malheureusement c’est de plus en plus comme ça …

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  4. Cyrielle

    Très beau papier, très bien écrit. Il nous fait toucher du doigt l’esclavage/addiction dans lequel il est si facile de tomber, au détriment souvent de sa vie personnelle et de ses aspirations profondes. Bravo pour avoir eu la volonté et le courage de réorienter votre vie, même si j’imagine que la rupture n’est pas facile.

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    1. Sandra

      Merci infiniment. C’est clair que c’est une addiction, honnêtement quand j’ai désinstallé tous ça sur mon téléphone ça été dur, je me suis même dit à quoi me sert mon téléphone maintenant ?
      Mais j’ai voulu reprendre le dessus, je n’ai pas envie que mon entourage pense que tous ça c’est plus important qu’eux et cela devait venir de moi.

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  5. unemamanutopiste

    Tout est dit dans ton post. C’est ce que je vis en ce moment… Pour moi et moi seulement, j’ai créé un insta perso et pour personnes d’autres, juste pour garder des souvenirs. J’aime écrire sur mon blog car c’est un exutoire et personne de mon entourage connaît mon blog, juste les personnes qui veulent le lire. Et facebook, j’essaye de diminuer mais difficile de se sevrer. Il est top ton article !!

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    1. Sandra

      Merci !
      Oui j’y ai pensé d’avoir un truc perso mais bon j’ai personne de mon entourage qui a Instagram ah ah ah ! Moi aussi, j’ai ce besoin d’écrire alors je le fais ici et peut être un jour je recommencerai qui sait ! Merci encore !

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  6. Nunaavane

    Un tres bel article qui me renvoie aux questions que je me suis posee a de nombreuses reprises. Au final comme tu le dis tres bien on se doit de se rappeler que notre famille, nos amis etc… sont la part de notre vie a proteger. C’est un travail difficile a faire mais pas impossible Dieu merci, prend soin de toi

    Répondre

    1. Sandra

      Merci beaucoup !
      Oui, un retour aux sources est nécessaire, je ne comprends pas les gens qui sollicitent des inconnus quand tout va mal, c’est un peu bizarre pour moi …
      C’est vraiment un long travail car il faut faire un tri et ce n’est pas simple mais je tiens le coup pour l’instant ! Prends soin de toi aussi !

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  7. elodie

    J’ai beaucoup aimé lire ton article. Je comprends le faite qu’on veuille se détacher des réseaux sociaux, parfois j’aimerais le faire, mais il y a toujours un petit . Cependant j’ai pris beaucoup de recul sur facebook par exemple, je fais régulièrement du tri dans mes  » amis  » afin d’y voir plus clair, de ne garder que les gens avec qui j’ai vraiment un lien, avec qui je partage le plus souvent.
    Avant j’étais presque accro aux stats de mon blog, je me sentais obliger d’aller voir combien de personnes étaient venu voir mon bébé blog, même les jours où je ne publiais rien… Maintenant je ne les regarde même plus ! J’ai pris beaucoup de recul sur certaines choses, sur la façon dont je voulais partager sur mon blog et les réseaux sociaux.

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    1. Sandra

      Merci ! Je comprends tout à fait qu’il puisse avoir toujours un petit truc … Mais j’ai essayé de surmonter cela, je me suis posée la question de savoir quelles sont les personnes qui me manqueraient le plus ? A mon grand étonnement se sont ceux qui n’avaient ni Facebook, ni Instagram, ni Twitter 🙂

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  8. Une Girly

    J’ai vraiment aimé lire ton article et je ne m’enquerais pas de lire les prochains

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  9. Gary
    Gary

    Très intéressant comme article. Merci pour cette petite visite du monde des blogueuses beauté, qui, je dois bien l’avouer, à titre personnel, m’a fait un peu froid dans le dos (même si à mon avis, cette forme d’aliénation et ce sentiment de ne plus s’appartenir ne doit pas être propre qu’à ce milieu).

    J’ai l’impression que le réel soucis avec les réseaux sociaux, c’est que, pour ceux qui se laissent vraiment prendre au jeu (voir développent une addiction), il est très facile de se laisser aller à une forme de schizophrénie entre son soi de la réalité et son soi numérique. La différence étant que ce dernier nous renvoie une image de perfection. On choisit la bonne phrase, la photo, le moment… On recrée un peu sa vie, non pas comme elle est mais comme on voudrait qu’elle soit. Et si cette vie sublimée, cette vie parfaite est suffisamment « likée », « partagée », « retweetée », à quel titre ne serait-elle pas tout aussi vraie, voir plus encore, que celle que l’on vit hors-écran? Le soucis c’est que, dès lors, il devient très difficile de ne pas partager une photo, un événement, une sortie. La moindre chose qui n’est pas en ligne n’étant, tout simplement « pas arrivée » dans cette version là de notre vie.
    Et comme tu le dis si bien Sandra, on finit par ne plus vivre l’instant au moment où il se produit (puisque l’on est trop occupé à le mettre en scène), mais artificiellement au moment où on le partage.
    C’est sans doute la maladie de l’égo que nous avons tous à des degrés plus ou moins développés. :p

    En tout cas, je pense que tu as fait le bon choix. 😉

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  10. Alexandra

    Salut, je découvre ton blog et comment dire, j’aurais pu écrire chaque mot de ton article.
    « si c’est toujours moi qui demande des nouvelles, qui raconte ma trépidante vie : je ne poursuis pas la relation » c’est exactement ce que je ressens ces derniers temps. Toute cette superficialité qui se dégage des réseaux sociaux me dérange, et pourtant je bosse dessus c’est paradoxal. 😉
    Très joli billet en tout cas, au plaisir de te lire ici !!

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  11. Nina

    Trés bel article , je ressens exactement la même chose , j’avais un blog en 2007 et ce n’était pas du tout la même ambiance , le partage et les échanges étaient plus vraies.
    J’ai recréé un autre blog l’année dernière et j’ai beaucoup de mal à m’y faire à cette nouvelle ambiance pourtant je parcoure des tonnes de blogs mais c’est trop la même chose , trop de compétitions.
    J’adore ton article , et ravie de découvrir ton blog
    A bientot

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  12. plume

    Un grand bol d’air frais ton article, qui me conforte dans ma décision d’avoir quasi arrêté FB. J’étais un peu comme toi, il fallait à tout prix que je poste des photos de ce que je faisais, je voyais, je mangeais. J’étais à l’affût de tout et de rien juste pour avor la sensation d’exister et /ou d’être aimé. Le week end surtout, et çà endait fou mon mari. Et puis je n’ai rien posté pendant 1 mois, suite à un gros problème de santé. Et là…. rien! Pas un petit message de mes pseudos amis pour savoir ce qui se passait. Cà m’a ouvert les yeux et du coup j’ai tou supprimé de mon compte sauf mes enfants (bon j’avoue que c’est pratique pour savoir ce qu’ils font car ils me disent pas tout) et depuis je me sens beaucoup mieux. J’ai arrêté de photographier à tout va, je ne réponds qu’à quelques posts, mais plus rien de moi.
    Pour mon blog, j’avoue que je ne sais pas encore. J’habite Mayotte et j’aime bien faire découvrir cette île. Mais j’avoue que je me lasse d’avoir toujours les même commentaires: oh c’est beau! oh t’as de la chance etc…… J’attends un peu plus d’échanges concret. Donc je me suis laissée encore un mois et puis j’arrêterai surement.
    En tout cas merci de ton billet, très sympatique et tellement bien écrit. Bonne continuation

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  13. Thalia

    Franchement bravo pour cette résolution !!! c’est rare qu’on aille jusqu’au bout et c’est rare de s’en rendre compte aussi ! Ca fait plaisir de voir ça! et ton article pointe très bien les nombreux problèmes de l’addiction aux réseaux sociaux.
    Pour ma part j’ai délaissé mon compte facebook ya 2-3 ans pour les mêmes raisons (bon ok flemmardise d’abors, puis je me rendais surtout compte que je ne pouvais plus poster qqch pour me faire plaisir ni faire ce que je voulais), donc maintenant je n’y vais plus, ou seulement quand j’ai une vidéo marrante à montrer ou pour partager des informations publiques que j’ai vu !
    Je ne vois pratiquement jamais le fil d’actualité des gens, ne poste rien des événements de ma vie et je préfère largement apprendre les nouvelles face à face ou par téléphone/sms/whatsapp que par un « post ».
    En plus sur le net on ne met que le positif la plupart du temps, ça fait vraiment course à la meilleure vie et je trouve ça malsain…
    Bref les réseaux sociaux c’est cool, mais quand il nous servent à qqch de bien.

    Super billet !

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