Doit-on connaître qu’un seul partenaire ?

Je me suis posée cette question dernièrement lors d’un dîner où la femme me disait n’avoir connu que son mari. Je ne pourrais pas témoigner car c’est loin d’être mon cas et même si j’aurais voulu à une époque que mon premier amour soit le dernier : avec le recul je n’en suis pas si sûre… Je ne suis pas en mesure de dire si c’est une bonne idée ou pas mais j’ai voulu peser le pour et le contre d’avoir connu un seul partenaire et de partager cela avec toi comme d’habitude.

De nos jours, c’est un choix que je vois de moins en moins mais les gens me disent que c’est parce que justement la relation n’a pas marché sinon ils auraient pu rester avec la même personne toute leur vie. Alors tu te vois avec la même personne toute ta vie ou pas ?

La personne connaît ton évolution

Le gros avantage c’est que ton partenaire te connaît par cœur. Il a traversé les épreuves avec toi, il t’a soutenu (ou pas) pendant ces périodes difficiles. C’est toujours plus facile de se confier à une personne qui peut anticiper la moindre de tes réactions ou de tes envies. Mais cela ne veut rien dire car quelqu’un peut aussi te connaître en très peu de temps… En tout cas, cette sensation « d’avoir grandi » avec la personne est d’autant plus vraie lorsque l’on a eu un seul partenaire. Il y a moins de secrets car vous avez tout partagé ensemble depuis toujours… Il y a une sorte de transparence, de longévité aussi car une vie entière c’est long (et laborieux).

Tu n’auras pas de relation de comparaison

Et c’est à double tranchant. Soit cela ne te dérange pas d’avoir connu qu’un seul amour : tu n’auras pas de nostalgie ou alors parfois tu peux te poser la question de comment cela aurait pu être avec une autre personne. Parce que même si on a beau avoir tourné la page, on ne peut s’empêcher de songer à nos anciennes relations, ne serait-ce en devant raconter à son nouveau chéri pourquoi on s’est séparé de l’ancien : il faut se replonger dedans…

Pour ma part, j’ai toujours suivi mon cœur lorsque j’étais plus jeune (oui j’ai eu 28 ans lundi) mais aujourd’hui je privilégie la voix de la raison car la passion n’est pas ce qui me va le mieux. Avec le temps, j’ai réussi à différencier chaque histoire et à bien attendre de me remettre d’une rupture avant de me lancer à nouveau dans cet océan qu’est l’amour. Évidemment, il m’est arrivé de comparer mais à présent que je vais me marier (M-7 mois la pression monte) je sais que personne d’autre que mon copain actuel n’aurait pu m’aimer au point de m’épouser et c’est ce qui le rend incomparable et inégalable.

C’est toujours une belle histoire à raconter

Je trouve ça hyper beau de pouvoir raconter à ses enfants que l’on s’est rencontré sur les bancs du lycée, que c’est l’unique amour de papa et de maman. Parce que ça donne une image stable, une leçon de fidélité, ça fait toujours rêver. Malheureusement, je vais devoir raconter à mon fils lorsqu’il aura son premier chagrin d’amour (ou ma fille soyons ouvert) qu’avant papa il y a eu pleiiiiiiiiins (pas beaucoup hein) d’autres hommes mais que finalement maman a trouvé l’amour. Au début, je voulais éviter ce scénario issu d’une famille divorcée, je voulais une histoire plus féérique que la mienne à lui raconter. Et puis, je me suis dit : tant pis je lui dirais que l’essentiel c’est d’avoir trouvé l’amour. Certains ont de la chance et peuvent trouver chaussures à leurs pieds dès le premier essai d’autres ont besoin de plusieurs essayages (romantique n’est-ce pas ?)

Le point de vue d’un papillon volatile….

Bon, c’est vrai que j’ai eu une carrière sentimentale un peu plus chaotique que mon parcours professionnel : je l’avoue. En même temps, j’ai toujours pensé naïvement que je vivrais une histoire d’amour unique dès l’adolescence, je me marierais et j’aurais de beaux enfants : on n’y est pas du tout. Et ce n’est pas plus mal. On ne peut prédire ce qui aurait pu se passer si… Mais une chose est sûre : je suis très contente d’avoir vécu toutes ces relations même si elles se sont toutes soldées par une séparation car cela m’a appris beaucoup de choses. J’ai pu mûrir, me construire et m’amuser aussi parce qu’on n’a pas toujours envie d’une relation sérieuse.

J’ai toujours cru en mes histoires même si elles n’ont pas eu de « happy end » je suis toujours restée optimiste. J’ai eu un moment donné cet espoir de ne vivre qu’avec une seule personne toute ma vie mais il est clair que c’est un idéal qui ne me correspondait pas. C’était une image que j’avais constamment dans ma tête et ce n’était pas nécessairement la réalité. Il faut être à l’écoute de ses envies, de ses besoins et savoir se laisser les choses se faire tranquillement.

Quoiqu’il arrive, que tu connaisses un ou plusieurs amours dans ta vie, l’essentiel c’est d’être en accord avec soi. Malgré les déceptions ou les déconvenues : on finit toujours par rencontrer la bonne personne si on le veut vraiment. Il est clair que c’est un gain de temps de vivre une histoire unique mais la vie peut faire que l’on n’est pas toujours attentif ou réceptif à ce genre d’histoire. Je n’ai aucun regret car j’ai conscience que je n’aurai pas pu donner à mon premier amour ce qu’il aurait voulu de moi et j’ai préféré rester fidèle à moi-même. Je reste admirative face aux gens qui ont vécu une vie entière avec la même personne près d’eux car cela demande patience, compromis et acceptation totale de l’autre à travers le temps.

J’ai eu ce besoin de vivre intensément tout ce que j’ai voulu vivre avant de me poser et maintenant je suis prête à m’engager pour le restant de ma vie.

Et toi, n’as-tu connu qu’un seul partenaire ? Si oui, qu’est-ce que cela t’apporte ? 
Sinon, quelles leçons as-tu tiré de tes histoires ?

Photos : StockVault

A propos de Sandra

Bientôt trentenaire mais toujours fan de maquillage, coiffure, thriller psychologique et de pâtisserie ! J'écris souvent sur le thème des relations, de l'amour ou de la famille pour partager mes expériences et surtout rassurer les lectrices : OUI on peut finir par trouver le bonheur :)

2 commentaires sur “Doit-on connaître qu’un seul partenaire ?

  1. Cindy

    J’ai 19 ans et suis en couple depuis 2 ans et 2 mois. Nous comptons nous marier en fin d’année. C’est mon « premier » amour, je suis son premier amour, et nous nous entendons tellement bien. Cela fait 1 an que nous vivons ensemble, il y a eu des hauts comme des bas, mais nous avons toujours fini par tirer la même conclusion : quoiqu’il arrive, nous sommes sur la même longueur d’ondes.
    Plus jeune, je ne prêtais aucune attention au grand amour, j’ai pourtant eu des petits-copains (mais bon, j’avais 14 ans donc on va dire que ça ne compte pas car avec du recul je ne peux pas dire avoir été amoureuse de ces garçons).
    Il est à la fois mon amoureux, mon frère (étrange de dire cela, mais pour la relation de complicité transcendante), mon meilleur ami. Je n’ai besoin que de lui et il rend ma vie meilleure comme je m’efforce de rendre la sienne meilleure.
    J’ai beaucoup aimé ton article, je suis d’accord avec tout ce que tu avances. La vie, c’est un peu du hasard, on pense grandir en ayant telles ou telles relations et on se rend compte que ça ne marche pas comme ça. Le tout c’est d’être bien dans ses baskets (et en l’occurrence dans son couple) et je pense qu’on sent quand c’est vraiment le bon !

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  2. Laura

    Il est possible, à mon sens de connaître un seul partenaire si on se connait suffisamment. On a tendance à se précipiter dans les relations et fatalement se casser les dents car si ça n’a pas marché, en général c’est que quelque chose manquait et que les deux n’étaient pas sur la même longueur d’ondes. À mon sens, comme tu le dis, avoir plusieurs partenaires permet de savoir ce que l’on veut et ce que l’on ne veut pas. Les histoires nous font apprendre même si la leçon est souvent douloureuse. Mais si on attend, qu’on se connait psychologiquement ET physiquement, il n’y a aucune raison que le premier soit le dernier. Apprendre à connaître l’autre, composer avec ses défauts et les nôtres pour finir par s’aimer et s’epauler, c’est beau non ? En fait, on a tellement tendance à se précipiter pour se mettre en couple sans se connaitre soi-même qu’en général, le premier est rarement le bon. Se connaître physiquement (sous-entendu sexuellement) permet également d’avoir un seul et unique partenaire car les échanges deviennent plus simple, on peut mieux le guider, on ne pense pas « arf, c’était mieux avec machin » car 1/ il n’y a pas eu de machin, 2/ce n’est pas bidule qui nous a aidé à nous connaître sexuellement.
    J’aime penser que même si j’ai pris mon temps, mon premier sera effectivement mon dernier ! Mais, j’ai réellement pris mon temps et nous n’avons rien précipité. Aussi bien le sexe que de vivre ensemble et surtout d’avoir chacun notre sphère pour ne pas s’étouffer l’un l’autre !

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