Les joies du bureau : les collègues !

composer avec ses collègues

Dans la même continuité que « composer avec sa belle-famille » je te propose aujourd’hui de décliner cela avec les collègues. Cela fait 8 ans que je suis dans le monde du travail, j’ai connu 4 établissements et cela fait 3 ans et demi que je suis sur le même poste. Autant te dire que niveau ambiance, intégration, cas bizarres : je suis blindée. Surtout qu’entre l’île de la Réunion et la métropole : il y a encore une fois un vrai fossé.

Je pensais naïvement que c’était le monde des bisounours. Que l’on allait se soutenir, s’entraider quand l’un n’était pas là mais non. Pour moi c’était avant tout des êtres humains, des personnes puis après ils ont le statut de « collègues » et finalement après avoir vu qu’elles ne me que considéraient pas comme cela, j’ai changé à mon grand regret. Cela n’a pas été facile car ce n’est pas ma nature. J’ai donc compris très vite que :

Ce ne sont pas tes amis

Quand j’étais à la Réunion : il n’y avait pas cette barrière-là. Je sortais régulièrement avec les collègues avec lesquelles je m’entendais bien. J’ai même été invitée à leurs mariages au titre d’un membre de leurs familles. L’ambiance était primordiale, nous voulions que chacun se sente bien quand on travaille dans un service public c’est assez important. Les étudiants ne devaient pas se sentir dans un climat de tensions entre nous.

Ici, c’est autre chose. Je suis obligée de déjeuner sur mon lieu de travail car j’ouvre le service à partir de 12h30 donc pas le temps de rentrer. Il était naturel pour moi de manger avec eux mais à mon grand étonnement parfois certaines sortaient entres elles sans m’inviter, ou encore d’autres allaient faire leurs courses et mangeaient à l’arrache dans leurs voitures. C’est leur droit mais je n’avais pas compris. J’en ai d’ailleurs souffert un moment donné car manger seule ce n’était pas le top… surtout qu’elles m’avertissaient au dernier moment.

Et puis, petit à petit je me suis détachée : si elles n’ont pas d’affinités avec moi (ce qui peut arriver) je n’ai pas envie de les obliger. J’allais donc avec d’autres collègues déjeuner dehors et je parlais très peu de ma vie. Pour te dire, j’ai annoncé mon mariage alors que tout le monde me croyait célibataire !

composer avec ses collègues lunettes

J’ai saisi que nous n’avions et surtout que nous n’aurons jamais un lien amical. Que parfois il n’y a qu’une relation de travail.

Avec le recul, je ne suis pas mécontente de cette situation car cela me permet de me concentrer sur mon boulot, de ne pas me préoccuper de mes histoires intimes. Je parle quasiment jamais de mes aventures personnelles : en même temps je peux le faire ici.

Ce n’est pas ta famille

Si tu es en galère : ils ne viendront certainement pas à ta rescousse. En ce moment, nous sommes en sous-effectif sur mon lieu de travail et je remplace pas mal de monde. Mais à aucun moment, un collègue m’a proposé de me remplacer : si je dois m’absenter (ce qui arrive rarement) le service est alors fermé tout simplement. On me demande toujours « si j’ai besoin d’aide » mais jamais de spontanéité alors je me débrouille toute seule quand je peux sinon je sollicite quelqu’un (qui ne vient pas toujours) !

C’est toujours chacun pour soi, chacun mène sa barque, chacun a son planning qui le module selon ses contraintes personnelles et non pas en fonction des contraintes du service. Maintenant, j’ai aussi saisi le concept et je m’adapte. J’essaie de garder mon rythme et je fais ce que je peux. Je n’ai pas envie de changer, de moins m’investir parce que certains le font moins. Ce n’est pas moi et ce n’est pas professionnel vis-à-vis de mon public. J’aime mon métier, j’ai travaillé dur pour arriver là alors je ne me laisse pas influencer par le comportement des autres. Je n’ai pas envie de devenir aigrie, de me plaindre constamment : je fais de mon mieux sans être la bonne poire.

Garder la bonne distance

Ce que j’ai retenu de ces années c’est que l’on ne sait jamais sur quelle équipe on va tomber. Peut-être auras-tu de la chance et tu tomberas sur une super équipe avec une ambiance d’enfer ! Si tu te retrouves dans mon cas, ne désespère pas : l’essentiel c’est de faire ton travail sans te laisser influencer. Il faut faire en sorte d’avoir des relations correctes, sans prise de tête et ne surtout pas prendre partie en cas de conflits entres eux. Je pense que rester fidèle à soi même est toujours mieux que de devenir quelqu’un qu’on déteste. Ne laisse personne et encore moins une situation te changer.

composer avec ses collègues puzzle

J’ai appris à jongler, à justement faire la différence entre l’individu et le travail : il faudra de toute façon faire avec sauf si tu veux changer de travail. J’ai défini un « périmètre de sécurité » si je peux dire : je ne parle que de ce que j’ai envie avec eux. Je n’attends rien de spécial à part sur le plan professionnel et je me suis interdite de me rendre malade pour eux.

Comment se passe ta relations avec tes collègues ? Cette relation joue-t-elle sur ton travail ?

Photos : Pixabay, StockVault

A propos de Sandra

Bientôt trentenaire mais toujours fan de maquillage, coiffure, thriller psychologique et de pâtisserie ! J'écris souvent sur le thème des relations, de l'amour ou de la famille pour partager mes expériences et surtout rassurer les lectrices : OUI on peut finir par trouver le bonheur :)

Un commentaire sur “Les joies du bureau : les collègues !

  1. Tigo Dodo

    Tout dépend des entreprises où l’on tombe, je viens de changer de boulot et effectivement l’ambiance famille / ami n’est pas du tout au rendez-vous alors que j’avais l’habitude de partager de beaux moments avec mes collègues… bye bye bisounours ! Je trouve ça vraiment triste mais ça me rassure de voir qu’on s’habitue finalement à avoir cette distance 🙂

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