[TÉMOIGNAGE] "T’es pas une vraie noire" : le fléau "bounty/oreo"

être un bounty ou oreo

« T’es pas une vraie noire toi de toute façon ahaha. » Une phrase entendue beaucoup trop souvent à mon goût. Et plus j’avance dans ma vie, plus j’ai du mal à garder ma « poker face » quand on me fait ce genre de réfléxion. Il y a quelques temps, avec deux amies, nous jouions à un jeu, tu sais, celui où tu as un post-it sur la tête et tu dois deviner quelle personne tu es. J’avais mis sur le front de l’une d’entre elle Rihanna et je ne sais plus pourquoi, ni à quel moment, j’ai entendu l’une dire « Non mais, elle n’est pas noire Beyoncé. » Je ne lui en tiens pas rigueur mais comme je lui ai dit, quelque chose ne tourne pas rond dans cette société. C’est comme moi, on me dit que je suis une « bounty » ou « oreo ». Tout, est toujours ramené à la couleur. Une personne « blanche » est blanche, même si elle est « blanche cachet d’aspirine » ou « blanche qui bronze facilement » mais une personne noire, on va toujours essayer de la mettre dans une case.

Je ne m’exprime que très très rarement sur cette histoire de couleur de peau. Ce qui conforte les gens de mon entourage (proche ou pas), dans cette appellation que je trouve vexante, méchante et compartimentaliste (oui, j’invente des mots). Alors qu’en réalité, je ne m’exprime pas car je refuse d’être définie par l’apparence, je suis quelqu’un de très idéaliste, c’est un truc de poisson (le signe astrologique) ça, de tout considérer sur le plan psychique que physique. Alors… je le fais rarement, mais quand je le fais, j’écris des romans alors prends une tasse de thé, car tu vas en avoir pour un petit moment. Je vais être cash et utiliser des termes, qu’ils soient politiquement corrects ou non.

Bounty, oreo, kesako ?

Commençons par le début, qu’est-ce qu’une bounty/oreo ? Tu les visualises, ces friandises chocolatées ? Elles sont noires à l’extérieur mais blanche à l’intérieur. Eh bien voilà, c’est ce que je suis, d’après certaines personnes : noire de peau mais blanche dans ma façon de penser. Et bien entendu, ce magnifique petit surnom est souvent utilisé dans les communautés noires. L’un, bounty c’est dans les pays francophones tandis que l’autre, oreo les pays anglophones. A choisir, je préfère le terme oreo parce que les bounty, je n’aime vraiment pas ça : ce mélange noix de coco chocolat m’écœure. Je m’égare.

« Elle, c’est Windy, la plus blanche des noires que tu rencontreras »

Alors pourquoi suis-je vue comme ça ? Parce que je ne corresponds pas au cliché de la fille noire qui va parler fort, rire très fort, sentir l’encens africain (j’adore ça, mais ma mère n’en n’utilise pas souvent ET j’ai un odorat très sensible, entrer dans Sephora est presque un suicide olfactif) et j’ai décidé de me battre et d’aimer les études (bah oui, les noir(e)s, c’est bien connu, ça ne va pas loin dans les études). Physiquement, je suis plutôt fine, petite (hello, 1m50), je n’ai ni de « grosses fesses de noire » ni un « gros nez imposant » et mon style vestimentaire se rapproche du « preppy » cheap. (Oui, cheap, parce que je n’ai pas encore les moyens d’atteindre le chic.)

Pour ce qui est du pourquoi du comment de ma personnalité, sans entrer dans les détails, mon passé et mon enfance ont fait que je suis devenue quelqu’un de très calme, d’introvertie et de très timide. Pour les 5 mots que je vais dire, 50 vont défiler dans ma tête. Je suis beaucoup plus à l’aise à l’écrit qu’à l’oral.

être un bounty ou oreo

En ce qui concerne le physique, eh bah, franchement, la génétique, je n’y peux rien ! J’ai un petit estomac ce qui fait que je mange littéralement comme une enfant : une assiette composée d’une tomate, de mozzarella et de quelques tranches de carpaccio suffit à me rassasier.

Alors voilà, comment j’ai visiblement commencé à creuser ma tombe, j’ai continué, à cause de mon entourage d’enfant. J’ai principalement grandi à Versailles (désolée si ma mère a décidé de s’y installer…), dans mon école primaire, pendant 2 ans, j’ai été la seule noire de l’école. Puis on était deux. J’ai donc principalement tissé des liens avec des blancs. Arrivée au collège, j’ai déménagé dans un quartier à Versailles où tous les immigrés sont réunis. Ma mère était aux anges, j’allais pouvoir me créer des liens dans la communauté sauf que j’étais déjà très timide et que discuter à travers un écran me semblait plus intéressant que de créer des liens dans ce quartier (ce qu’avec le recul, ma mère a préféré !). Alors j’ai continué à grandir avec mes camarades de classes, une petite bande où nous n’étions que deux noires.

« Elle, c’est Windy, elle est noire mais elle n’aime pas les noirs »

Voilà comment un de mes amis me présentait souvent en soirées. Je n’ai pas d’amis noirs donc je n’aime pas les noirs. Logique non ? La réalité est tout autre, en dehors de mon autre amie, je n’avais jamais rencontré de personne noire ayant les mêmes centres d’intérêt que moi (à l’époque : manga, Sailor Moon, Card Captor Sakura et créer des sites internet avec frontpage étaient mes obsessions). Avec le temps, à l’université surtout, j’ai rencontré des filles et garçons noirs avec qui j’ai tissé des liens parce qu’on avait des choses à se dire, des choses à partager, ce qui n’était pas le cas plus jeune.

Un de mes ex me surnommait même « Oreo », donc dès que je l’appelais ou qu’on s’envoyait des sms, c’est ce qui s’affichait sur son écran. Folle non, cette envie de me mettre une étiquette ? Et si je lui avais mis, comme nom de contact « le petit noir à la grosse tête », je me demande s’il l’aurait bien pris… (Sorry but not sorry si tu passes par là) Mais « tu comprends, je trouve ça trop mignon, ça te va bien. » Mais derrière ce « petit surnom affectueux », il y avait vraiment cette dimension de me voir comme « noire aux avis blancs ».

être un bounty ou oreo

Un autre ex pensait qu’avant lui, je n’étais sortie qu’avec des noirs et qu’il « avait peur de ne pas faire le poids », vous savez, sexuellement, parce que bon. C’est connu, les noirs en ont une plus grosse. (Again, sorry, BUT REALLY NOT sorry). Bah oui, on reste entre nous ! On ne va pas s’accoupler avec d’autres quand même ! Et c’est vrai et hallucinant qu’aujourd’hui, voir un couple mixte puisse choquer. Enfin, ça dépend, du niveau de « négritude » de la personne en face, si elle est « noire » comme Beyoncé, ça va, parce que ce n’est pas vraiment être noir(e). C’est pareil quand on est métissé(e) non ? On a le « droit » de choisir entre noir et blanc, puisqu’on est un mélange des deux. Mais si dans le couple, c’est la fille qui est noire, elle sera vue comme une « vendue », si c’est un homme ? Oh les hommes… on leur passe tout.

Le racisme ordinaire

Je déteste quand on me demande quelle est mon origine. J’ai envie de répondre que je suis pontoisienne (Pontoise – Val d’Oise – Ile-de-France – FRANCE) car je sais qu’on me pose la question parce que je suis noire. Est-ce qu’on va poser la question à une fille blanche, comme ça, de façon aléatoire ? Alors que si ça se trouve ses origines sont bien plus intéressantes que les miennes. Je suis née en France, donc mes origines sont françaises non ? Les origines de mes parents, ça, c’est une autre histoire. Parfois, on me pose la question après avoir entendu mon prénom (qui n’est pas Windy), à ce moment-là, la question est tout à fait logique et compréhensible. Et puis, je ne comprends pas, n’est-ce pas ce que certains partis politiques réclament ? Que les étrangers se mêlent à la culture du pays qui les accueille ?

En Afrique, on me traite « de petite française » et en France, on me demande quelle est mon origine.  On me traite de petite française car j’ai grandi en France, que l’éducation que j’ai reçu de la part de ma mère fait que j’ai grandi avec les deux cultures et que ma personnalité renfermée fait que je suis mal vue (en plus, j’ai une bitch resting face !). Je viens d’où en fin de compte ? Qui veut de moi ? Quel pays ?

Et malgré ce qu’on peut penser car je reste silencieuse, j’ai conscience de la discrimination. Je sais que le fait que mon prénom et mon nom soient typiquement africains et donc étrangers font que j’ai plus de mal sur le marché de du travail et que cela me joue des tours pour trouver un logement. Les gens ont beau dire, la France reste un pays discriminatoire et plein de préjugés. Enfant, mon grand-oncle, vivant dans le 95, dans une jolie maison et un aquarium badass (je rêve d’avoir un super aquarium, d’où le détail inutile), une jolie success story en somme, me répétait :

« Tu dois travailler beaucoup, beaucoup plus dur que les blancs si tu veux être un minimum reconnue pour tes qualités. Tu dois être excellente pour être considérée aussi bien qu’un ‘vrai français moyen’. »

Un état d’esprit que j’ai eu la surprise de retrouver dans un épisode de Scandal :

« You have to be twice as good as them to get half of what they have! » « Il faut que tu sois deux fois meilleure que les autres pour avoir la moitié de ce qu’ils ont ! »

Par contre, quand on me voit, on est moins sévère, j’ai une tête mignonne, un physique sympathique (on a envie de me protéger visiblement), « ça se voit que tu n’es pas vraiment noire. »

Les réflexions sur les familles nombreuses noires… Bon, ma famille est un cliché, on est 5 enfants. On m’a déjà dit de « faire comme ta mère » et d’aller procréer, ou « Non mais toi, tu vas avoir au moins 4 enfants, vous aimez ça ». Oui, bah, si j’en ai un c’est déjà ça. Même dit sur le ton de la rigolade, même dit parce qu’on a un(e) ami(e) noir(e), que je suis l’amie en question, ça ne passe pas… C’est juste lassant à force en fait. On en parle de ces familles chrétiennes qui ont 10 enfants ? Pas tant que ça hein… Je ne juge pas, je constate.

« Tu n’appelles jamais ! » venant de n’importe quel membre de ma famille, « t’es devenue comme « eux », tu n’aimes pas ta famille. » Non, en fait, je n’aime pas parler au téléphone, je préfère écrire. Je pourrais écrire 36 pages pour donner de mes nouvelles et raconter jusqu’au plus insignifiant détail de ma journée. Par contre, glisser mon doigt sur la touche verte et parler 2 minutes au téléphone… Je fais un blocage. Et c’est juste parce que je déteste parler, pas parce que « j’ai oublié d’où je viens ».

Parfois, d’après les commentaires que je peux entendre de ma famille, j’ai l’impression que le fait d’avoir poursuivi de longues études joue contre moi. C’est comme si on me reprochait d’être ambitieuse et de vouloir ce que tout parent recherche au fond : une bonne vie pour ses enfants. Et ma mère est la première à vouloir que je réussisse, et tous ses sacrifices pour me donner la chance d’y parvenir méritent qu’à défaut d’y arriver, j’essaie corps et âme.

Je fais psychorigide dans mes commentaires mais arrivée à un moment, je sature. On peut rire de tout avec tout le monde, je suis la première à me moquer d’une personne mais pas sur des critères physiques pour véhiculer des préjugés. Il y a pour moi, une différence entre être un humoriste, qui va se moquer justement avec humour et une personne qui va, sous couvert d’humour, tenir des propos désobligeants, vexants et raciste. Quand une humoriste, lors de son spectacle va dire des choses drôles, je serai la première à rire à gorge déployée.

Je suis une enfant de deux cultures : the best of both world

Ma mère nous a élevé en essayant de mélanger les deux cultures : sa culture africaine et la culture française. Quand on regardait Super Nanny, mes frères et moi on pense que jamais on n’aurait pu faire le dixième de ce que font ces enfants. On a d’ailleurs noté qu’il n’y avait jamais de noirs dans ce genre d’émissions. Ma mère n’a jamais levé la main sur moi, et pourtant, je ne lui ai jamais manqué de respect, rien que le fait de penser une chose irrespectueuse, j’avais peur qu’elle le lise dans mes pensées (les mères et leurs super pouvoirs…) et m’en fasse voir de toutes les couleurs.

En Afrique, on doit le respect à ses ainés, qu’eux soient respectueux ou pas envers nous. Alors, même si elle ne le devait pas, « s’il te plait » et « merci » ont toujours fait partie de son vocabulaire. Logique me diras-tu ? Eh bien non, car quand des personnes de notre famille venaient nous rendre visite et me disaient « va me chercher ça », j’avais l’impression d’être une esclave et je le prenais SUPER MAL ! A l’âge de trois ans, je pleurais si on ne me disait pas merci (hello drama queen !). Jusqu’à ce que ma mère m’explique que c’était comme ça au Mali et qu’il fallait faire avec… et jusqu’à maintenant, je ne sais pas faire avec. Et c’est sans doute pour ça que je m’entends assez mal avec ma famille autre que le noyau central.

être un bounty ou oreo

Parfois, j’ai beaucoup de mal à lier mes deux cultures. Un exemple tout bête : être invitée. Dans la culture malienne, quand tu organises quelque chose, c’est toi qui prends tout en charge, tes invités doivent juste venir et profiter, si tu apportes quelque chose, c’est à la limite de l’insulte « tu crois que je n’ai pas les moyens ou quoi ? » La première fois que j’ai été invitée à une vraie soirée (j’étais à l’université, chez l’amie du début d’article d’ailleurs) et je suis venue les mains vides. Quel faux-pas ! J’en reste traumatisée six ans plus tard. Aujourd’hui, je demande systématiquement ce qu’il faut apporter, c’est une obligation plus qu’un réflexe, mais ça, c’est dur à comprendre quand on vient exclusivement d’ici. Je suis devenue complètement parano et perturbée dès que je suis invitée n’importe où.

Et pourtant, je l’adore, ma double culture.

  • Je parle français et bambara (une des langues du Mali, mais non, je ne le ferai pas juste pour que tu saches comment ça sonne).
  • Le saumon et les bananes plantains sont mes deux aliments préférés. J’adore autant manger des pieds de bœuf qu’une petite salade d’endives. Et bien sûr, je pourrais manger du poulet tous.les.jours.
  • J’adore avoir 15 tantes, 36 cousins et cousines alors qu’on n’est pas liés par le sang, juste parce que ce sont les amies et enfants de personnes de ma famille.
  • J’aime me retrouver le 24 décembre au soir avec toute ma famille même si Noël n’est pas notre fête et qu’on la célèbre juste parce que c’est culturel. Et aussi parce qu’il y a du saumon.
  • J’aime que la famille soit toujours au centre de ma vie, que nos cultures fassent que rien ne viendra jamais se mettre entre mes frères & sœurs et moi et que la personne que je leur présenterai sera la personne avec qui je finirai ma vie.
  • J’aime autant manger avec toute ma famille dans le même plat que manger toute seule avec mon assiette.
  • Je déteste quand les gens écoutent de la musique trop forte dans les transports et qu’on reste immobile sur le côté gauche de l’escalator.
  • Je sais nager. Qu’en brasse, mais je sais nager.

Alors voilà, un message à toutes celles et tous ceux que je croiserai à l’avenir : bonjour, je m’appelle Windy, je suis française, je suis noire, mais par-dessus tout, je suis moi, dans toute ma complexité d’être humain et ses 36 000 nuances. Je suis complètement folle et je le vis plutôt bien, enfin, ça dépend des jours.

Aller, je termine cet article sur une note drôle : le jour où les blancs ont découvert que Beyoncé était noire… 😉

Si tu veux réagir à cet article, je t’en prie, les commentaires sont à toi !

A propos de Windy

Rédactrice en chef passionnée de saumon fumé, de thé et d'égalité des sexe. Je rêve de travailler dans un bureau rempli de glaces Ben & Jerry’s avec des hommes torse nu m’éventant, telle Cléopâtre. La vie est trop courte pour se prendre la tête... ♥

17 commentaires sur “[TÉMOIGNAGE] "T’es pas une vraie noire" : le fléau "bounty/oreo"

  1. rock-or-not

    Coucou!
    On en avait déja parlé je m’en souviens.
    Je comprends ca doit être dur. Après moi tu sais que j’ai l’habitude du choc des cultures avec ma passion pour l’asie, mais je comprends pourquoi les gens pensent toujours que tu dois avoir des amis comme toi, si ils sont différents c’est bizarre.
    Tu fais comme t’as envie merde, tu choisis pas avec qui tu t’entends ou pas.
    Et sinon comme tu dis moi je trouve c’est une chance d’avoir plusieurs cultures, même si c’est difficile à combiner, t’es plus riche personnellement

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    1. rock-or-not

      Spéciale dédicace passion KFC lol
      (oui ca m’avait marqué)

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    2. Windy

      Oh bah tu me connais ! Même si je le voulais, je ne pourrais pas ne pas être moi lol et donc faire ce que je veux. Mais du coup, comme ça m’arrive de plus en plus souvent de me retrouver dans des situations à la con ou face à des gens aux commentaires cons/racistes qui ne trouvent pas ça choquant de les faire devant moi que je sature. Et on est dans un tel climat de peur aussi en ce moment qu’en France ça devient n’importe quoi…
      En fait, ce qui m’attriste le plus, c’est cette idée de communautarisme forcé (qui se présente sous différentes formes) alors qu’on est tous différents et que le monde est plus beau quand on se mélange !
      Merci pour ton commentaire en tout cas, ça fait très plaisir !
      (P.S.:j’ai réduit ma consommation de KFC, c’est biiiien plus loin qu’ à La Garde)

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  2. Thalia

    OUAW !
    Hashtag Story Of My Life ! (à chaque paragraphe, chaque ligne même, je me suis dit : mais c’est exactement ça O.O)
    Vraiment cet article est en or massif ! Ca fait du bien de lire un coup de gueule là dessus ! Et trèèèès bien résumé en plus !
    C’est tellement fatiguant de vivre ça, depuis l’enfance, que vient un moment où yen a juste marre en fait.
    T’as absolument tout dit, parfaitement, justement, et entièrement !
    Toutes ces situations et ces commentaires font juste CHIER! Oui, ça fait C-H-I-E-R.
    Faut vraiment que tous comprennent qu’être appelée Bounty Oreo ou équivalent : c’est ULTRA OFFENSANT !
    Laissez nous être un individu avec un caractère qui lui est propre, un cerveau modulable, des goûts et des couleurs, des loisirs, des habitudes, des préférences, qui sont dus au fait qu’on est NOUS. Juste un individu qui absorbe ce qui l’entoure et se construit avec ça, à sa manière.
    Pleins de choses font qu’une personne est ce qu’elle est, et pas seulement sa communauté ou sa couleur, et j’en passe… Avoir une double culture c’est juste trop bien quoi, c’est un vrai plus 😛 (Lucky us!).
    Pourquoi on veut nous mettre dans une case direct pcq on est noire on peut pas être juste une personne à découvrir, nan faut être autre chose avec et faut que ce qqch réponde au stéréotype que tout le monde se fait … Merde à la fin!
    C’est vraiment qu’un truc de poisson de « tout considérer sur le plan psychique plutôt que physique », naturellement? (comme tu l’as très bien dit).
    Ben c’est mal barré…
    « Je déteste quand les gens écoutent de la musique trop forte dans les transports et qu’on reste immobile sur le côté gauche de l’escalator » : MDR, MAIS TELLEMENT! tape m’en 5 xD
    Moi je sais faire du ski et j’adooooore le froid & la neige ! (in your face people!)
    Bon allé j’arrête de déverser ma haine,
    En tout cas vraiment MERCI pour cet article ! je m’incline *_*

    PS : quand j’avais vu la vidéo du « jour où Beyoncé est devenue black » j’ai tellement rigolé ! Ca m’énerve qu’elle ait été censurée mais bon ça c’est une autre histoire ! Bref ça m’a surtout choquée : pcq je savais absolument pas qu’on ne la voyait pas noire! genre, really people? are you damn blind?!
    J’en ris encore…

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    1. Windy

      Mais cette vidéo a été une révélation pour moi XD c’est tellement fort comme message quans tu y réfléchis !
      Lucky us comme tu dis. On en a déjà bien parlé donc je ne vais rien dire de plus, au risqie de refaire un roman mais merci pour ton commentaire, je ne suis pas seule ^^

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  3. Cindy

    J’ai adoré ton article ! Je vais faire le lien avec quelque chose de totalement différent mais c’est ce à quoi ca m’a fait penser : le fait d’être bisexuelle. Être « entre les deux » tu n’es pas forcément accepté par les hétérosexuels ni meme par les homosexuels… Ce qui paraît dingue quand on y pense !
    Bref, c’est fou de se dire que tu es noire mais qu’on essaie comme de « fuir » ce fait ! Je sais pas, être noire c’est comme être blanc, c’est juste une couleur de peau, pourquoi vouloir nuancer et ceci et cela!
    En tout cas je pense que beaucoup de personnes sont dans ton cas, a ne pas être totalement accepté par leur deux pays. C’est triste, les deux côtés voudraient peut-être que tu sois à 100% comme dans l’un ou l’autre (sauf en France ou en plus comme tu es noire bah forcément t’es pas considérée comme française -_-) alors qu’avoir réussi à mélanger tes deux cultures c’est génial ! Et pourtant dieu sait que c’est pas facile!
    Pour le nom étranger, je ne peux qu’être d’accord, ma mère à un nom allemand et faut voir comment c’est pris en France.
    Même si j’ai hérité d’un nom on ne peut plus français et que mon père n’a aucune origines (sauf belges si on remonte un peu mais du coup… C’est pas folichon quoi) c’est ma mère qui m’a élevée seule et j’arrive pas à me considérer comme française à 100%. J’ai été élevée selon sa culture, avec ses petites fautes de français que j’ai repris sans m’en rendre compte, j’ai grandi en entendant les remarques des « bons français » qui la charriaient sur sa grande taille ou son nom. Résultat, même si je suis française sur beaucoup de points, je sais aussi que c’est un pays dans lequel j’ai du mal à m’épanouir totalement parce qu’il y a des manières de faire qui me dépassent totalement. Breeeeef! Je m’étale je m’étale!
    En tout cas j’ai trouvé ton article excellent, il explique vraiment bien ce que tu vis. Et je trouve ça navrant de voir des gens aussi fermés d’esprit autour de toi! Tu es comme tu es! Ta couleur de peau ne te définit pas. Meme ta culture ne devrait pas te définir même si en soit je trouve ça super cool d’avoir une culture en particulier et tout ca, car en général c’est supposé amener une ouverture d’esprit etc! choses que les gens ont visiblement pas compris… Mais bref, tu es une personne, indépendamment de ta couleur, de tes origines et de ton nom et de tout ça. Y a pas de comportementalisme typique du blanc ou du noir, quelles conneries ça! De nos jours on est un minimum brassés pour qu’il soit grand temps d’arrêter de penser comme ça!
    Bisous et à bientôt

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    1. Windy

      Une des rédactrices a justement parlé de ça dans un précédent article : « Être bi, être incomprise ? » .

      Ce qui me frustre le plus c’est que ce soit complètement basé sur l’apparence. L’apparence a tellement d’impact sur notre société maintenant ! Félicitations à ta maman d’avoir fait un si beau travail et pour son courage surtout, les gens ne sont vraiment pas tendres malheureusement. Je comprends ton malaise, pendant très longtemps, j’étais dans le même état et cet article est comme une délivrance pour moi, mettre des mots sur ce mal être et pouvoir l’exprimer « au monde entier ». C’est vrai que maintenant que « je m’assume », j’impose qui je suis, sans avoir à me justifier ou à expliquer quoi que ce soit.
      Soyons ouverts d’esprits et profitons des merveilles que le monde a à nous offrir !

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  4. Intox

    Ouah quel témoignage. Moi ce que je constate c’est du chemin que tu as pu parcourir jusque aujourd’hui car à une époque, parfois dans certaines conversations tu étais gênée et te cacher derrière le « mais c’est parce que je suis une bounty, tous mes amis me le disent »
    Je préfère te voir comme ça dans ce coup de gueule du cœur poignant !

    J’ai eu envie de rebondir sur plein de choses mais étant sur le téléphone j’aurais oublié la moitié avant d’avoir fini mon commentaire !

    Big up pour les discriminations moi j’avais toujours le droit à « mais t’es tellement bête en fait tu es un kinder : blonde dedans brune dehors » voilà voilà le niveau.

    Ce qui est marrant c’est que j’ai été élevé avec une double culture (qui rend mon amour pour les enfants de ma famille et même ma famille à lobsetionnel, chose que je ne cache pas) mais on ne me demande jamais d’où vient ma famille haha. Bah oui nous on bronze juste vite alors on fait super intégré.
    Quand je dis que toute ma famille maternelle est des immigrés fuyant la guerre j’ai le droit à « non mais c’est pas le même genre d’immigré » Ah ouais euh ok.

    Tu connais déjà mon aversion pour tout ce genre de commentaire et ma colère pour les gens limités cantonnés à leur clichés alors tout ce que je peux rajouter c’est que tu es une rencontre sublime dans ma vie (sérieux c’est formule trop bizarrement), et depuis le temps je peux dire que tu as joués dans la façon dont j’ai évolué, grandit et JE SUIS TROP HEUREUSE QUE TU SOIS DE DEUX CULTURES PARCE QUE SÉRIEUX LES BANANES PLANTINS C’EST TROP BON !!!!

    Et j’adore pouvoir parler de famille avec toi car tu comprends tout de suite comment je résonne et où je veux en venir haha

    Par contre je suis choquée TU AS PAS MENTIONNÉ QUE TU PARLAIS ANGLAIS même en apparté quand même ! :p

    Vive le mélange des cultures, ça nous rend humainement tellement plus riches et plus intéressant ! Faudrait que les gens se mettent à comprendre ça.

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    1. Windy

      Bah totalement, à l’époque j’étais mal dans ma peau et encore plus que maintenant dans ma tête : je pensais que c’était de ma faute si on me rejetait, qu’il y avait forcément quelque chose que je faisais mal, que c’était à cause de facteurs extérieurs. Alors d’accord, on ne peut pas plaire à tout le monde et effectivement, c’est grâce à plusieurs facteurs que je suis devenue celle que je suis aujourd’hui et j’ai juste réalisé que je n’avais pas à m’excuser d’être moi, que c’était ridicule. Sinon, je passerai ma vie à m’excuser d’être moi, ce qui maintenant me semble totalement débile.
      Le truc que je trouve totalement révoltant c’est que tout se base sur l’apparence. C’est ce que je disais, si on te demandait « tes origines » ce serait super intéressant à raconter ! Mais non, t’as pas la tête ni la couleur alors bon, « osef quoi ! » Les gens étroits d’esprit, on pourrait en parler pendant des heures…
      L’anglais n’a aucun rapport avec ma culture élargie, c’est pour ça 😉

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  5. Lakusas

    Salutations mademoiselle.

    Moi je suis là pour défendre le Bounty que tu as allègrement dénigré en début de roman (fin du chap 1) car le Bounty c’est bon !

    Bon pour commencer par mon cadre socio-culturel, je suis blanc et 100% d’origine française du plus loin que je puisse remonter (ce qui est finalement assez rare) et je vis dans la banlieue de Cergy-Pontoise (encore plus rare dans le coin :D). Je suis allé au lycée à Cergy-Le-Haut, à l’IUT de Cergy-St-Christophe et à la fac de Cergy-Pontoise. Puis j’ai taffé quelques années à Foot Locker au CC 3F de Cergy. Autant dire que j’ai côtoyé longtemps, et régulièrement les communautés africaines quelles soient maghrébines ou noire-africaines.

    Moi j’ai eu droit à l’inverse, notamment au lycée où la population était répartit à peu près de la sorte : 50% noire, 35% maghrébines, 15% blanc-asiatique-latine. J’avais droit à la même question que toi : « T’es de quelle origine ? Française ? Ouais ouais, moi aussi mais quoi d’autres ? » Et ils étaient choqués que je ne sois métissé. A l’inverse, si moi je demande, l’origine française est la dernière citez, voir pas du tout. Comme s’il était mauvais d’être français, d’être de la même origine que moi. Du coup c’était une époque où j’avais pas mal d’amis noirs, j’étais le « babtou » et ouais, car on a pas encore de petit surnom affectif pour le blanc parmi les noirs. Comme si moi j’allais qualifier tous les noirs de « nègre ». En plus de ça ma mère était prof dans le collège à côté donc certains de mes camarades de classes avaient eu ma mère comme prof. Un petit blanc fils de prof parmi les noirs ? Ca commence mal…

    Ensuite il y a les classiques clichés que tu as toi même évoqué type « Famille de noirs ? Au moins 10 gosses. Les noirs parlent fort ». Et bien ça malheureusement pour toi, c’est plutôt vrai. Evidemment je ne dénigre pas l’individu et j’admets bien volontiers (et fort heureusement) qu’il y a des exceptions à cela (Thalia qui a commenté plus haut est une très bonne amie de ma sœur et je l’apprécie beaucoup également et l’un de mes meilleurs amis encore aujourd’hui est noir) mais un cliché se base très souvent sur l’observation du plus grand nombre. Et oui, de ce que j’ai pu constater tout au long des quelques années que j’ai vécu : Les adultes noirs parlent souvent très fort entre eux et ce même en communauté (TRANSPORTS EN COMMUN !!!), les familles à 5-10 enfants qui attendent les allocs pour venir acheter des baskets à +100€ la paire pour CHAQUE môme, j’veux dire si t’as pas de thunes pour en acheter, claque pas tes allocs pour ça quoi, il y a plus important que de voir son fils avec la dernière paire de Jordan ou Nike qu’il a réclamé au pied. Du même genre, je me suis fait agressé pas loin de 10 fois, violence, racket ou autres. A chaque fois, il n’y avait que noir ou arabe, jamais aucun blanc. Je ne dis pas que les blancs sont tous gentils et innocent, mais c’est un fait. Du coup, t’es obligé de stigmatiser, du à un ras-le-bol et tu mets les gens dans des « cases ». Soyons clair, au jour d’aujourd’hui, j’ai toujours une certaine appréhension quand je rencontre un noir ou un arabe, je pars de base avec un avis pessimiste sur la personne qui cependant est amené à évoluer dans le bon, ou le mauvais sens selon les actes de cette personne.

    Tu ne peux empêcher les gens de vouloir te mettre dans une case car c’est plus ou moins ce qui permet de juger quelqu’un. C’est comme cette phrase qui me fait bien rire « Ne me jugez pas sur mon apparence mais sur la personne que je suis à l’intérieur. » Faut arrêter, c’est juste impossible. Le contact physique est la première impression que tu te fais d’une personne, évidemment que tu vas émettre un jugement. Mais comme pour moi, le jugement est amené à évoluer dans le bon, ou le mauvais sens.

    Comme tu l’as dis au début (et Thalia également), vous trouvez ça offensant ou vexant d’être appelé bounty ou oreo. Si j’ai bien compris, ce qui vous gêne réellement c’est d’être mise dans une case plutôt que d’être considéré comme un individu. C’est tout à fait compréhensible mais je pense aussi que si cela vous gêne autant, c’est probablement lié à votre personnalité, votre égo, susceptibilité ou autres. Moi on m’appelait babtou, comme vous j’ai été mis dans une case pour ma différence dans la majorité. Est-ce que ça m’a dérangé ? Non, pas du tout. Ce surnom en vaux bien un autre et je ne suis pas susceptible donc ça me faisait franchement ni chaud ni froid.

    J’ai qu’une chose à dire. Si vraiment ces personnes qui sont vos amis vous appellent Bounty ou Oreo et que cela vous gêne, dites le leur tout simplement. Si elles ont un temps soit peu d’estime et de respect pour vous, elles obtempéreront, dans le cas contraire…et bien vous savez quoi faire, personne est irremplaçable.

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    1. Lakusas

      Au pire, tu n’as qu’à les appeler Raffaello s’ils ne comprennent pas 😀

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    2. Windy

      Ahahaha ! Merci pour ce long et très constructif commentaire ! Alors laisse-moi te remercier de m’avoir fait retourner à Cergy, j’ai tellement aimé ces années (j’y ai passé 4 ans, licence + M1). Bref, là n’est pas le gros du commentaire.

      Ce qui me gêne (et je pense Thalia aussi), ce n’est pas d’être mise dans une case, parce que niveau cases, je suis servie : case des petites, des bigleuses, de truc, de ça, de si… Non, mon souci vient de ce que « bounty » sous-entend. Quand on t’appelle « babtou », c’est pour dire ce qui est évident : tu es blanc, mais est-ce que ça sous-entend également que tu manges des cuisses de grenouille à tous les repas ? que tu es un esclavagiste ? Qu’est-ce que cette appellation sous-entend ?

      Bounty/oreo, ça sous-entend que 1/ tu es noir(e), 2/ tu ne correspond pas à l’image que tu es supposée reflétée. En gros (pour re-résumer l’article), ça veut dire du côté des noirs que tu ne suis pas les valeurs que ancêtres t’ont transmis, ça veut dire que tu prends les autres noirs, ceux qui « auraient moins réussis que toi » de haut, que tu ne te mélanges pas, que tu as vendu ton âme pour ressembler à ceux « qui nous traitent mal ». Et du côté des blancs/européens, ça veut dire qu’on attend de voir à quel moment « tu vas montrer qu’on a raison de penser ce que les clichés véhiculent. » Et je suis totalement d’accord avec toi, les clichés viennent bien de quelque part, ils ne sont pas crées aléatoirement, bien au contraire. Samedi, dans le train, trois hommes noirs parlaient ensembles, je les entendais alors que j’avais mes écouteurs aux oreilles. Je mis la scène sur snapchat en disant « ouw, ils se croient dans leur salon ». Je sais reconnaître les choses quand elles arrivent et c’est vrai que voilà, un cliché qui confirme la règle.

      Ce que j’essaie de dénoncer c’est que ce n’est pas parce que j’ai telle ou telle couleur de peau que je vais faire telle ou telle chose. Tu imagines, si en te voyant, je pensais, automatiquement que je ne sais pas moi, que t’es un gros con, raciste juste parce que t’es blanc ? C’est de cette stigmatisation (je pense) que viennent les conneries aux USA de flics qui tirent sur des noirs innocent (il est noir, donc il est coupable) et le manque de confiance des noirs-américains face à la police (c’est un flic donc il va croire que je suis coupable, même si je suis innocent). Ça crée un cercle vicieux. Si en voyant un allemand, je pensais que c’était un nazis, un xénophobe ?

      Et, même si je vis sans doute dans le monde des bisounours, je me dis que si on laissait sa chance à tous, sans discrimination ni rien, peut-être qu’on aurait moins d’agressions car chacun aurait sa chance de gagner honnêtement sa vie et donc n’aurait pas besoin d’arriver à de tels extrêmes…

      Enfin (je ne sais pas si tu liras cette réponse, mais bon, voilà !), je suis TOTALEMENT d’accord avec le fait de ne pas acheter des chaussures hors de prix alors que tu n’arrives pas à nourrir tes enfants ou que t’es dans la merde financièrement ! Ne pas connaître ses priorités, ça me dépasse. J’ai l’impression que moins les gens ont d’argent, plus ils essaient de sauver… les apparences. Car voilà, tout ceci ne repose que sur l’apparence en fin de compte.

      Par contre, je reste sur mes positions : les bounty sont beaucoup trop sucrés et écoeurants, mais les Raffaello, ça passe la noisette change tout :p (ce serait un peu trop un surnom affectif alors non, je ne leur ferai pas cet honneur ^^)

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      1. Lakusas

        Si si, j’ai tous lus ^^

        En gros t’as le « cul entre 2 chaises » si tu me permets l’expression. Ta famille au « bled » pense que tu as plus ou moins vendu ton âme au diable blanc capitaliste et carriériste tandis que le dit blanc attends de toi tous les clichés que l’on attribut généralement au noir. C’est moche mais au pire, fuck them ! Toi tu sais ce qu’il en est.

        Ton ressentit me rappelle le personnage principal du manga Tokyo Ghoul où Ken Kaneki se retrouve à cheval entre 2 « mondes » opposés (comprendre groupement sociales) où chaque « monde » le prend pour un individu appartenant à l’autre et où il essaye tant bien que mal de se faire une place malgré son individualité. 😀 (si tu connais pas, je te le recommande très chaudement !)

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      2. Lakusas

        Ah et pour info, au lycée on m’a déjà demandé si ma famille avait eu des esclaves ou domestiques et il s’avère que mon grand-père étant pied noir. Donc oui, quand il était encore enfant au Maroc, il avait des domestiques qui l’appelaient Jeune Monsieur ^^

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        1. Windy

          Ahahaha, on m’a déjà demandé au collège s’il y avait des routes au Mali donc bon??? Les erreurs de jeunesse quoi 🙂 M’enfin, je pense que mon message principal est passé et c’est l’essentiel ! On m’a déjà parlé de Tokyo Ghoul mais je n’ai plus vraiment le temps de me poser pour découvrir un nouveau truc, série ou manga 🙁

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  6. Mémento Eve

    Les gens jugent toujours quelque soit ta provenance, couleur de peau ou même sexe. Ton article fais réagir et réfléchir.
    Je suis à 100% française , j’ai grandis dans un milieu populaire tantôt en cité tantôt au calme et mes parents m’ont appris à me méfier du style de la personne plus que de sa couleur de peau.
    Aujourd’hui, beaucoup d’amis de différents horizons font parti de mon entourage. Effectivement parmi eux, il y en a que je décris comme Bounty. Je leur poserai la question si ça les gêne, car moi je ne me la suis jamais posé pour être franche. Quand j’emploie ce mot c’est d’avantage pour signifier que la personne est noire mais à eu une éducation française. C’est pour décrire. Malheureusement en France quand tu n’es pas blanc tu es encore catalogué étranger. Alors pour moi le terme bounty me permet de dire qu’il est français tout avec sa double culture. Je n’ai jamais pensé ça comme une insulte ou de façon négative. Grâce à ton article je me remets en question. Et juste pour ça merci. Mes amis ne peut-être jamais rien dit pour éviter la conversation, mais je me rends compte que ce que je dis n’est pas forcément correcte.
    Bonne journée

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    1. Windy

      Le but de l’article n’est bien sûr pas de taper les personnes mais justement de faire ce que ton commentaire me dit que tu as fait : tu t’es posée des questions. Parce que c’est vrai qu’on utilise tous des termes, parce qu’on les a entendu, parce qu’ils nous viennent naturellement et si certains sont neutres ou n’ont aucune connotation (ce qui est rare de nos jours, surtout quand on parle d’une catégorie de personnes) d’autres ont une histoire… Donc de rien pour cette remise en question 🙂 (et désolée pour le délai de réponse !)

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