L’année qui s’achève…

Je ne suis pas du genre à être nostalgique. Parce que pour moi si les choses s’arrêtent ou se défont c’est qu’il y a forcément une raison. Je ne suis pas du genre non plus à prendre des bonnes résolutions chaque année : j’estime que changer pour les gens n’est pas une priorité car on change d’abord pour soi.

Mais en cette fin d’année particulière pour moi, j’ai décidé d’abandonner certaines choses que je pense n’évolueront pas plus que cela dans ma vie à mon grand regret. Pendant longtemps cela m’a affecté et à l’heure d’aujourd’hui je vis encore alors est-ce des éléments bien importants ? Peut-être pas…

Je renonce à l’amitié

Comme je l’ai certainement déjà dit quelque part sur ce webzine, je n’ai que deux véritables amies de longues dates. Je ne les sollicite pas toujours parce que ce n’est pas ma nature mais parfois elles me manquent terriblement. Je songe à nos années au collège, au lycée et enfin à l’université. Je repense à tous ces moments uniques de notre adolescence où nous vivions de manière insouciante et irréfléchie.

Maintenant nous sommes des adultes, nous avons fait des choix très différents. J’ai changé et j’ai mené ma barque de mon côté en essayant de m’offrir la vie dont j’ai toujours rêvé. Et je ne peux pas faire des choses que l’on est censé faire avec ses amies comme un petit week-end improvisé, ou un road trip entres filles ou encore passer des heures au téléphone pour raconter nos déboires. Je ne suis pas celle que l’on appelle « la première », que l’on sollicite pour un conseil ou autre : c’est toujours moi qui relance alors j’abandonne. J’ai toujours cette impression de « déranger » à prendre des nouvelles ou à raconter ma vie si différente de la leur.

J’ai bien peur que je ne rencontrerai pas cette personne si proche de moi. A l’aube de mes 30 ans, c’est un rêve auquel j’ai renoncé parce qu’il faut être honnête avec soi-même, j’ai toujours su que je n’étais pas faite pour l’amitié il est donc temps que je me fasse une raison… On ne peut pas forcer les autres à nous donner une place que l’on a peut-être pas dans leur cœur.

Je renonce à avoir une famille présente

Niveau situation familiale, ce n’est pas la joie non plus. J’ai décidé de couper les ponts avec la plupart des membres de ma famille à la Réunion tout simplement parce qu’il y a avait  trop d’histoires, de combines et de commérages et je n’aime pas du tout cela ! Quelques jours avant mon mariage, j’ai eu un coup de blues car bien que ce soit une situation choisie j’ai été profondément triste d’être si seule. Triste que les seuls membres de ma famille présentes soient mon frère et ma mère.

Cela a été dure, même si j’ai gardé cet état pour moi mes derniers instants avant de fonder ma propre famille ont eu ce goût d’inachevé. Je savais que personne ne prendrait la parole pour dire à quel point je leur ai rendu fière. Non, personne n’a évoqué tous ses sacrifices que j’ai pu faire pour en arriver là : seule.

A présent, j’ai fondé ma propre famille et j’ai fait le tri dans ce que je souhaitais transmettre à mes enfants. Je ferai sans doute des erreurs, je ne comprendrai pas toujours tous les choix mais je serai toujours là même dans l’ombre : dans toutes les épreuves, dans tous les combats et surtout dans tous les moments de bonheur….

Je renonce à me battre au travail

J’accorde une très grande place à mon métier. Parce que j’ai bossé très dur pour atteindre ce niveau. J’essaie de concilier le mieux possible ma vie professionnelle et personnelle afin d’avoir un équilibre. J’ai compris cette année, que je ne pouvais pas changer l’organisation et surtout le cours des choses. J’ai appris que parfois on pouvait tomber sur des personnes assez malveillantes mais qu’elles peuvent aussi s’éloigner pour notre plus grand plaisir au moment le plus inattendu.

J’ai donc pris de la distance en essayant de me préserver et de ne pas avoir une image négative de mes missions quotidiennes. Il y aura toujours des périodes plus difficiles que d’autres mais ce n’est pas pour autant que j’abandonnerai le navire. Je peux aussi évoluer et partir vers d’autres horizons sans culpabilité si je ne suis plus épanouie.

C’est donc avec sérénité que j’aborde cette nouvelle année et que je clôture celle-ci. Je ne pensais pas un jour atteindre ce degré de détachement envers les choses futiles mais j’y suis arrivée.

Alors même si je n’ai pas d’amies à qui me confier, même si je n’ai pas beaucoup de membres de ma famille sur qui compter j’ai tout de même l’essentiel dans une vie : l’amour et cela n’a pas de prix.

A propos de Sandra

Bientôt trentenaire mais toujours fan de maquillage, coiffure, thriller psychologique et de pâtisserie ! J'écris souvent sur le thème des relations, de l'amour ou de la famille pour partager mes expériences et surtout rassurer les lectrices : OUI on peut finir par trouver le bonheur :)

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